Égypte ancienne
Le ka, le ba et l’akh
Les Égyptiens pensaient l’être humain en plusieurs parties. Le ka est la force vitale, un double qui se nourrit des offrandes. Le ba, souvent représenté comme un oiseau à tête humaine, peut voyager entre la tombe et le monde. Si les bons rites sont accomplis, ils s’unissent après la mort pour former l’akh, l’esprit transfiguré, « efficace ».
3 parties de l’âme
Upanishads
Les cinq koshas
La Taittiriya Upanishad décrit cinq enveloppes autour du Soi, du grossier au subtil : l’enveloppe de nourriture (le corps), l’enveloppe du souffle et de la force vitale, l’enveloppe du mental et des sens, l’enveloppe de la connaissance et, au centre, l’enveloppe de la félicité. On l’illustre souvent par l’image d’un oignon.
5 enveloppes
Médecine chinoise
Le Wei Qi, l’énergie défensive
Dans la médecine traditionnelle chinoise, le Wei Qi circule entre la peau et les muscles. Il est censé protéger le corps contre les influences extérieures comme le vent et le froid, ouvrir et fermer les pores et réguler la température : une couche protectrice à la surface.
1 couche protectrice
Vᵉ s. · Proclus
Le véhicule de l’âme
Les néoplatoniciens imaginaient entre l’âme immortelle et le corps des « véhicules » (en grec ochêma). Proclus connaît un véhicule lumineux et immortel, et un second fait de pneuma, de souffle, qui périt avec le corps. L’aura réapparaît ici sous forme d’air.
Corps + 2 véhicules
Années 1880 · Blavatsky
Sept principes
Helena Blavatsky assemble des notions indiennes pour composer un être humain septuple : corps dense, double éthérique, force vitale (prana), désir (kama), pensée (manas), sagesse (buddhi) et esprit pur (atma). Les quatre inférieurs meurent, les trois supérieurs demeurent. Presque toutes les doctrines de l’aura ultérieures reposent là-dessus.
7 principes
1904 · Steiner
Quatre membres constitutifs
Rudolf Steiner, auparavant théosophe, divise l’être humain en quatre : corps physique, corps éthérique (forces de vie), corps astral (sensation et désir) et le Je. Cette division marque aujourd’hui encore la pédagogie Steiner-Waldorf et la médecine anthroposophique.
4 membres
1911 · Kilner
Trois couches visibles
Le médecin londonien Walter J. Kilner décrit, à travers ses écrans colorés, un double éthérique tout contre la peau, puis une aura interne et une aura externe qui s’étendent à quelques pouces au-delà du corps. Il est le seul à indiquer des distances et espère en tirer des diagnostics.
3 couches
1935 · Burr
Le « champ L »
L’anatomiste de Yale Harold Saxton Burr mesure avec des voltmètres sensibles des tensions sur des êtres vivants et formule une « théorie électrodynamique de la vie » : un champ électrique façonnerait l’organisme. Les mesures sont réelles, mais leur interprétation ambitieuse n’a jamais été confirmée.
1 champ
1987 · Brennan
Sept niveaux du champ énergétique
Dans Hands of Light, Barbara Ann Brennan décrit sept couches du « champ énergétique humain », alternativement structurées et fluides, chacune associée à un chakra. Le livre devient la référence de nombreuses écoles de guérison énergétique.
7 couches
1992 · NIH
Le « biochamp »
Un comité du bureau de médecine alternative, tout juste créé au sein des NIH, l’agence sanitaire américaine, forge le terme « biochamp » pour désigner le champ énergétique que visent le Reiki, le Therapeutic Touch et d’autres pratiques semblables. En 1994, il devient un mot-clé de la base de données médicale. Un mot, pas une preuve.
1 terme